Les difficultés de la presse en France

Les habitudes des français changent. L’arrivée de la mondialisation et des nouvelles technologies entraînent avec elles de nouveaux comportements, de nouvelles habitudes auxquelles les groupes médiatiques doivent faire face.

Le chamboulement d’Internet

Depuis près de vingt ans, internet et le smartphone viennent faire concurrence au format presse classique. Aujourd’hui, un français âgé de 18 à 34 ans sera plus attiré par internet pour s’informer. Les réseaux sociaux sont en première ligne, avec 71% de consommateurs dans cette même tranche d’âge (1).

Les journalistes sont donc face à un changement de paradigme avec une utilisation de plus en plus développée d’internet dans l’information de la population. La mise en concurrence des titres entraîne avec elle un dilemme. Les journalistes doivent trouver un juste milieu entre un traitement de l’information basé sur les intérêts des lecteurs, où les contenus sont adaptés de telle sorte qu’ils soient le plus visible possible ; face à un modèle, où les journalistes sont considérés comme des « chiens de garde » et traitent l’information dans une optique de service public et d’éducation. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de lutter contre les demandes des lecteurs.

 

Les nouveaux enjeux de la presse papier

Face au web, le journaliste papier se trouve confronté à un enjeu de taille. 

Comment faire venir les lecteurs vers un format papier plutôt qu’un format en ligne ?  Cette question est aujourd’hui désuète, et nous devons surtout penser au renouvellement de la presse papier sur internet.  

Le format papier apporte tout d’abord de la légitimité car « Si la presse est aussi – ou d’abord – une industrie, c’est cet engagement en faveur de la liberté qui a longtemps marqué les esprits et donné aux journaux une image particulière dans le panorama des activités humaines » (2). Le Monde, Le Figaro, ou encore Libération sont des journaux qui assoient, depuis plusieurs décennies, leur pouvoir dans la presse papier. Le titre du média a ensuite été utilisé pour servir de tremplin aux titres en ligne

Le problème, c’est la vente dans les kiosques qui a considérablement reculée, même si les « ventes (ont progressé) très légèrement de 0,3%, (contre -1,5% en 2016), avec 1,3 million d’exemplaires vendus chaque jour (en 2017), (ce) chiffre (est) porté par la progression (des) ventes de versions numériques (+36,7%) » (3). Aujourd’hui, les entreprises médiatiques vivent de l’addition des ventes presse papier et format web. Il faut cependant noter que le volume de journaux distribués a baissé de -54% depuis ces dernières années (4)

La cible est aussi différente entre les supports. La presse en ligne est plus jeune et vient en complémentarité de la presse papier, destinée à une population plus âgée qui n’a pas forcément la connaissance de l’utilisation des nouvelles technologies. 

 

La régulation de l’Etat

L’Etat souhaite donc mettre en place un dispositif de régulation afin d’aider la presse papier.

En se basant sur la Loi Bichet de 1947 qui s’appuie sur deux principes fondamentaux, la « liberté de diffusion » et l’ « égalité de traitement entre les éditeurs » (4), le Ministère de la Culture propose d’identifier un acteur en charge de la presse papier. De la même façon que pour la télévision avec le CSA, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques, des Postes et de la distribution de la presse (ARCEP) a été identifiée comme l’« acteur unique et indépendant » (4) assurant la régulation. Celle-ci pourra faire « respecter le principe de non discrimination des éditeurs et de couverture du territoire » (4) mais surtout pourra avoir un pouvoir « sanction ».  

De plus, afin d’adapter au mieux l’offre et la demande, les marchands de journaux pourront choisir et adapter de la manière la plus précise possible le choix des titres en fonction de leur clientèle (hors presse d’information générale). Aujourd’hui, la presse magazine représente, selon le Ministère, environ « 50,5% d’invendus en 2017 » (4) restant à la charge du marchand. Il faut donc personnaliser l’offre en s’adaptant à la demande locale. 

En complémentarité, le projet de loi propose d’obliger les agrégateurs de contenus en ligne à la transparence « sur leurs choix de « mises en avant » de contenus d’informations » (4). Les agrégateurs de contenus sont des regroupements d’articles écrits par divers titres et choisis et exposés par les moteurs de recherches

Dans un de ses articles, Guillaume Sire, maître de conférence à l’Université Toulouse Capitole, montre que l’algorithme des agrégateurs de contenus choisit les articles qui ont déjà une forte visibilité sur leur site. C’est le cas de Page Rank, l’algorithme de Google. Selon lui, « de nombreuses critiques lui sont adressées, notamment en raison de sa tendance à avantager les pages Web déjà les plus visibles » (Hindman, Tsioutsiouliklis, Johnson cité par Sire, 2016 : 88) (5). Il ajoute que cette visibilité, donnée à des articles déjà bien référencés, vient accentuer le déséquilibre entre petits journaux et grands titres. « Quand un contenu est bien placé dans les classements du moteur Google, il attire des visiteurs, ce qui maximise ses chances d’attirer des liens, et ce qui renforcera sa visibilité dans les listes de résultats en renforçant sa centralité topographique» (Sire, 2016 : 88) (5).

 

Une question complexe

La difficulté aujourd’hui est donc de se battre pour maintenir un titre papier, imposant sa légitimité sur le marché. L’Etat met en place des lois afin de soutenir le média print, en adaptant notamment l’offre au secteur d’achat et en se questionnant sur la cible

Cependant, le travail même du journaliste a été modifié et aujourd’hui nous ne pouvons pas penser la presse sans prendre en considération l’importance de la presse en ligne, avec toutes les contraintes que cela représente (audience, concurrence, adaptation du contenu, etc.). 

 

Article écrit par Manon Bessette

Source : 

Les réseaux sociaux entraînent de nouveaux usages, l’exemple de Tik Tok

Le sujet a déjà été abordé de nombreuses fois, les réseaux sociaux ont ouvert de nouveaux canaux de communication entre les individus et pour les annonceurs. Depuis leur apparition en 2003 ils n’ont cessé de se développer, d’amener leur propre code et de proposer différents usages aux utilisateurs à travers le monde. Facebook, Messenger, Instagram ou encore LinkedIn, ils se sont imposés tour à tour dans notre quotidien. Avec différentes formes et différents usages, on pourrait presque se demander comment un nouveau réseau parviendrait à trouver sa place. C’est pourtant le cas de l’ancien Musical.ly, Tik Tok est présent depuis quelques années sur les plateformes de téléchargement et depuis 3 ans, il est en pleine expansion. Cette plateforme créée en Chine et s’étant grandement popularisée auprès de sa population, investie de plus en plus l’Europe et les États-Unis. Avec plus de 524 millions d’utilisateurs en 2018 d’après le site Influencer Marketing Hub, l’application a connu un réel accroissement de ses utilisateurs en 2016. 

Cette dernière se base sur de courtes vidéos avec une musique où il est possible de chanter ou de faire de courtes chorégraphies. Simple d’utilisation, avec un usage et un contenu différent des autres réseaux sociaux, l’application parvient à séduire un jeune public. En effet, l’application ayant révélé quelques chiffres, montre par là qu’elle est une des applications favorites des moins de 13 ans avant Snapchat et Instagram. Pour l’instant il n’y a pas de réels codes définis, comme pour les autres réseaux qui sont ancrés depuis plus longtemps dans nos quotidiens. L’appel de la nouveauté et les usages de ce réseau ne permettent pas de réelles rémunérations pour ces utilisateurs fidèles comme sur Youtube par exemple. Cependant, il y a une forte affluence et il est possible pour des youtubeurs ou des instagrameurs de développer fortement leur notoriété grâce à Tik Tok. 

Il est possible d’émerger sur Tik Tok, beaucoup plus facilement que sur d’autres réseau avec des noms forts. Des individus parviennent à diffuser leur compte et son contenu à des milliers, voir des millions d’abonnés. Avec son modèle, Tik Tok permet à de nouvelles compétences et à d’autres formes de créativité d’être reconnu à travers le monde.

Certaines célébrités sont aussi arrivées sur l’application pour profiter de l’image tendance et dynamique de la plateforme. On retrouve des noms comme Paris Hilton, Marshmello, Charlie Puth, Jason Derulo et d’autres. Des comptes d’amateurs crèvent le plafond du nombre d’abonnés, certains en cumul plusieurs millions. 

Tik Tok vient apporter un vent de fraîcheur et de dynamisme sur le marché des réseaux, laissant peu à peu les utilisateurs s’approprier l’application. Avec le temps et les usages, le réseau va-t-il réussir à s’implanter durablement au milieu des autres géants et dans notre quotidien ? 

Article écrit par Thomas  Charpenet 

Source :

https://www.ladn.eu/media-mutants/vous-voulez-devenir-influenceur-ce-nest-plus-vraiment-sur-instagram-que-ca-se-passe/

https://www.businessinsider.fr/us/tiktok-app-online-website-video-sharing-2019-7

https://influencermarketinghub.com/the-incredible-rise-of-tiktok-tiktok-growth-visualization/

https://www.onlyso.fr/le-phenomene-tik-tok.html

http://www.linflux.com/sciences/numerique/lexplosion-des-reseaux-sociaux/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Tik_Tok_wordmark.png

Metallica, une campagne qui traverse les générations

En novembre 2016, le groupe de musique métal culte Metallica sort dans le monde entier leur dixième et actuellement dernier album « Hardwired… to self-destruct ». Pour sa promotion, le label « The Mercury Music group » fait appel à l’agence française « Brand Station ». Celle-ci va utiliser une campagne de communication basée sur un film court d’une minute et sur un produit dérivé : des gants.

La vidéo nous peint dès le début un cadre somptueux, propre, raffiné et riche en couleur. On retrouve une ambiance festive, hivernale soulignée par la cheminée et le crépitement du feu ce qui nous évoque discrètement Noël. L’accent de ce story telling est rapidement posé puisque l’on rencontre deux protagonistes que l’on identifie rapidement avec une grand-mère et son petit-fils qui prennent le thé. Un cadeau mis en évidence sur la table est dès le début montré pour attirer notre attention dessus et nous permet de supposer un éventuel anniversaire ou cadeau de Noël. Aucune parole n’est prononcée, l’ensemble de la compréhension est non verbal ou émotionnel. Elle se comprend facilement à travers les plans rapprochés des personnages qui peuvent alors nous communiquer leurs émotions. On comprend ainsi le grand sourire qu’offre l’enfant lorsque sa grand-mère lui fait signe qu’il peut enfin ouvrir son cadeau, le sourire satisfait de celle-ci et l’incompréhension de l’enfant en découvrant les gants.

On peut ainsi reconnaître une opposition entre la cible et l’enfant puisque celui-ci va d’abord sourire avant de rester dans l’incompréhension tandis que la cible visée devant cette histoire va se montrer dubitative devant cette musique classique et cette ambiance qui ne semble pourtant pas évoquer le groupe Metallica jusqu’à ce que les gants apparaissent et avec elle la figure forte du signe du métal.

Les plans dans cette vidéo participent également à cet effet de surprise puisque tout le long, on nous offre principalement un plan latéral montrant les deux protagonistes avec cette immense bibliothèque qui semble les entourer. On retrouve quelques plans américains ou de taille qui se focalisent uniquement sur un personnage à la fois et ne nous offrant pas un grand aperçu du décor. Cet effet dure jusqu’à la fin de la vidéo où on obtient un plan global de la pièce contenant la grand-mère ainsi qu’un décor riche en message et symbolique qui montre le côté fan et passionné de la grand-mère à travers les guitares, disques, tee-shirts, pochettes d’albums, affiches, photos du groupe Metallica.

Ainsi, la publicité dans cette vidéo est courte et efficace en attirant l’attention du spectateur avec le story telling mis en place. Il suscite ensuite notre intérêt avec l’arrivée d’un gros plan rapide sur le cadeau bien emballé pour ensuite créer un désir d’achat à la découverte du produit bien accompagné par l’ajout de la musique du groupe et l’émotion engendrée par ce lien entre la grand-mère et son petit-fils.  

La musique a son rôle à jouer dans la diffusion du message dans ce court film puisqu’elle participe à l’ambiance à travers les notes douces du piano, musique également appuyée par le son ambiant comme le bruit répétitif de l’horloge ou le crépitement du feu. Elle accompagne suffisamment l’action pour garder le spectateur attentif même si les notes rondes jouées à un volume plus bas restent en opposition avec le style musical plutôt métal du groupe Metallica. Mais l’arrivée du produit accompagné d’un morceau musical du groupe permet de conclure avec un plus grand impact. En plus de la surprise et de la tournure humoristique qui accompagne le produit, la musique va plaire au spectateur ciblé puisqu’il y retrouve son identité musicale, ses goûts. Provoquant de ce fait de l’attractivité.

Ainsi, dans cette vidéo, on part d’une situation douce et qui n’est pas en lien avec la cible visée de prime abord en prenant le risque qu’elle soit moins intéressée au début. C’est un jeu qui se base sur plusieurs facteurs : la curiosité du nouveau produit, l’évolution de la musique et de l’histoire. Ce qui permet de rapidement capter l’attention du spectateur. Le produit, ici le gant, quant à lui vient répondre, conclure l’action. Il rejoint l’image de la grand-mère tricotant pour ses petits enfants tout en apportant un puissant message de transmission. Il symbolise une identité visuelle propre au code du métal tout en montrant ce passage de flambeau de la passion de la grand-mère pour le métal à son petit-fils. Et par extension, le second message qui se distingue est l’héritage musical défiant les générations et porté par les 35 années d’existences de Metallica.

Article écrit par Hugues Ghisalberti.

Source :

www.lareclame.fr

www.lesondopamine.fr

www.metallica.com/

La chaîne Vimeo de BrandStation : https://vimeo.com/193877048

Les consommateurs sont véritablement devenus des consomm-acteurs

Les consommateurs orientent les engagements

C’est véritablement les consommateurs qui orientent l’engagement des grandes marques, avec ces marques qui vont adapter leurs discours suivant ce que les consommateurs attendent d’elles.

Ce phénomène peut très bien s’expliquer car les marques ont subi une crise de confiance qui les a contraintes à changer leurs discours publicitaires en s’engageant dans des causes afin de redorer leurs images. Comme peut en attester l’article écrit par Pascale Hébel, Thomas Pilorin et Nicolas Siounandan : « Face au net infléchissement, début 2008, des parts de marché des marques dans la grande consommation, de nombreux observateurs ont parlé d’une crise de confiance dans les marques. S’agissait-il, comme lors de la crise de 1993, d’une réaction à la conjoncture économique ? À cette époque, on s’en souvient, un phénomène de saturation de l’information publicitaire s’était développé, s’apparentant quasiment, au début des années 2000, à une critique de la société de consommation. ».[1] 

La perte de crédibilité des grandes marques a donc engendré une prise de décision chez les entreprises fortement inspirées de la démarche présente chez les marques engagées. La pression des consommateurs est donc un véritable moteur de changement dans le discours publicitaire, cependant cela peut amener à des dérives car en adoptant cette posture, les grandes marques ne se définissent plus par les caractéristiques fonctionnelles de leurs produits, toujours d’après l’article : « La recherche permanente d’efficacité que connaît la publicité depuis sa création a conduit à l’idée qu’il est préférable, dans de nombreux secteurs, que la marque ne soit plus obligatoirement liée au produit. Dans une situation de relative saturation publicitaire, la marque cherche au contraire à développer une relation directe avec l’utilisateur, presque indépendante de la nature du produit ou du service fourni ».[2]

Le changement d’autorité du discours publicitaire

L’engagement des grandes marques n’est donc pas anodin et les dynamiques qui se cachent derrière la prise de position de ces grandes marques sont motivées par les consommateurs qui ont renversé la roue du discours publicitaire. Alors qu’à la base c’étaient les marques qui proposaient un discours de marque dont les consommateurs étaient libres d’adhérer ou pas, il y a eu ces dernières années un véritable changement de pouvoir, avec les consommateurs qui imposent aux marques de s’engager et prendre position sur les problèmes de société.

Le piège de l’engagement

Tel est pris qui croyait prendre. Même si ce sont les consommateurs qui sont à l’origine de l’engagement des marques, ce sont eux qui choisissent aussi à quelles marquent ils vont être engagés (et à quelle sauce ils vont être mangés). Afin d’être congruent avec leurs engagements, les consommateurs vont avoir l’illusion de choisir des marques alors qu’au final, les véritables bénéficiaires de cette dynamique sont les marques. Si les grandes marques sont autant investies dans la démarche de l’engagement, c’est que justement cette démarche peut rapporter en termes économiques et communicationnels. En devenant le porte-parole du développement durable, de la lutte contre les discriminations et la pauvreté, du bien-être animal, de la santé, la marque étend son champ de compétence.[3] La marque devient aussi une entité politique car elle prendra des décisions pour la société. Ce nouveau statut de la marque qui remplace les institutions est d’ailleurs mis en évidence par une phrase dite dans le film Fight Club par Edward Norton : « Quand l’exploration de l’espace intersidéral prendra de l’ampleur ce seront les multinationales qui mèneront tout. La sphère stellaire IBM, la galaxie Microsoft, la planète aux cafés Starbucks ».

Jérôme de Creymer, jeromedecreymer.com

[1] HÉBEL Pascale, PILORIN Thomas, SIOUNANDAN Nicolas. « Les nouvelles perceptions de la marque : moins de fonctionnel, plus d’engagement ». Après-demain, 2013, n°25, p. 13-15.

[2] HÉBEL Pascale, PILORIN Thomas, SIOUNANDAN Nicolas. « Les nouvelles perceptions de la marque : moins de fonctionnel, plus d’engagement ». Après-demain, 2013, n°25, p. 13-15.

[3] E-marketing. Quand les marques s’engagent. Disponible sur : https://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Quand-les-marques-s-engagent-44573-1.htm (Consulté le 24/04/2019)

La suppression du compteur de “J’aime”, où va-t-elle encore aller ?

En avril 2019, Instagram a exprimé leur volonté de supprimer le compteur de « J’aime ». Le test mené sur ce réseau social a connu un grand succès. Cette suppression va-t-elle alors seulement se cantonner  à Instagram?

Facebook suit la psychologie d’Instagram

En Septembre 2019, la maison-mère d’Instagram a répondu à Techcrunch qu’elle tenait à arrêter la course des “J’aime”. La nouvelle mise à jour est similaire à celle sur Instagram : les utilisateurs pourront toujours voir le nombre de J’aime cumulé par leurs publications, mais ce ne sera désormais plus possible pour les autres utilisateurs.

Pour expliquer cet essai, le réseau de Mark Zuckerberg a exprimé que cette action a été mise en place afin d’éviter la pression liée au comptage des J’aime. En effet, dans l’idéal, cacher le nombre de J’aime va empêcher l’utilisateur de se comparer de manière destructive aux autres utilisateurs. Ceci  limiterait également la sensation de mal être, que peut ressentir un utilisateur suite à sa publication : les questions liées à l’intéressement du public à notre post ne seront ainsi plus d’actualité.

Youtube participe à la tendance

Sur une base similaire , Youtube a également mis en place un arrondi pour le nombre exacte d’abonnés par chaîne

En effet, à  partir du mois d’août 2019, le géant des vidéos a commencé à afficher le nombre arrondi d’abonnés sur sa plateforme. Cependant, l’action n’est appliquée que pour les Youtubers ayant plus de 1 000 abonnés !

Youtube a justifié ce changement en avançant que l’affichage du nombre arrondi d’abonnés, limiterait les pressions et le stress ressentis par les créateurs et permettrait de se focaliser sur l’originalité des contenus.

Nous n’avons pas encore la date exacte des modifications définitives apportées par ces trois leaders du numérique. Néanmoins, le compteur de “J’aime” en tant que marqueur de popularité ne représente plus un critère de mesure de performance, ni un indicateur d’engagement pour les marques, les influenceurs ainsi que pour les individus. Et tout cela dans une même volonté : le bien être et la santé mentale de l’utilisateur.

Article écrit par Han Nguyen

Source :

https://itsocial.fr/actualites/facebook-compte-supprimer-compteur-de-jaime/

https://www.journaldugeek.com/2019/09/03/facebook-like-supprime/

https://www.presse-citron.net/voici-pourquoi-youtube-va-cacher-votre-nombre-exact-dabonnes/

https://www.arobasenet.com/2019/05/youtube-affichage-nombre-abonnes-5424.html