La gamification, un outil innovant au service de la performance

Depuis plusieurs années, la notion de la gamification ne cesse de s’amplifier dans un contexte en perpétuelle évolution. Elle s’est rapidement répandue dans plusieurs secteurs d’activités (marketing, communication, éducation, santé, sport, les finances, commerce, divertissement, …) comme étant une solution miracle pour les entreprises. D'autant plus avec l’évolution des pratiques du marketing et le développement des différentes formes de jeux numériques.

Selon le guide complet de Reward-Process, la gamification est « un nouveau concept qui consiste à apprendre du jeu et à comprendre ce qui le rend si populaire. Il s’agit d’utiliser des éléments de jeu et d’intégrer ces mécaniques dans un contexte qui n’est pas à priori ludique tel qu’un site, l’application d’une entreprise, une communauté en ligne, etc. ».

 

 

Ainsi, la gamification, nouvellement adoptée par les entreprises, permet d'incorporer des éléments inhérents au jeu-vidéo dans un contexte non ludique afin de rendre les employés, les équipes, les clients et les consommateurs plus motivés, engagés, et fidèles à l’entreprise sur le long-terme.

L’adoption de ce type de stratégie et l’instauration de ce nouveau mode de pensée du jeu constitue un enjeu double pour l’entreprise. Elle s’engage, d’une part, à bien discerner la source de motivation de l’individu dans un environnement de jeu. D’autre part, elle doit bien comprendre la portée stratégique de la gamification et maîtriser ses règles du jeu.

Quelle sont les avantages de la gamification ?  

Grâce à ses différentes règles et mécaniques, la gamification reste un outil puissant utilisé dans des situations plus concrètes et fait partie intégrante de la stratégie des plus grandes firmes. Cette forme de « jeux » permet, désormais, de créer de nouvelles opportunités pour :

  • Trouver de nouveaux leviers de motivation et booster la productivité
  • Fidéliser les clients et les consommateurs
  • Augmenter la force de vente
  • Renforcer le sentiment d’appartenance à une entreprise ou une marque
  • Favoriser le challenge

Ainsi, il apparaît que le concept de la gamification est étroitement lié à la question de la motivation et de la participation des usagers. Mais aussi à l’engagement des individus qui s’investissent auprès d’une entreprise particulière à travers des stratégies ludiques de marketing.

Dans ce contexte, l’engagement ne concerne pas seulement l’individu ou le citoyen, mais plus particulièrement le consommateur/l’utilisateur/l’employé qui s’engagent par rapports aux produits ou services de la compagnie et qui participent à lui apporter de la valeur ajoutée. Il s’agit initialement de développer, par le biais du concept de la gamification, une stratégie de fidélisation qui repose essentiellement sur des techniques de commercialisation, nouvelles et innovantes, permettant d’augmenter le niveau d’engagement et de motivation des usagers.

 

 

Quelques exemples de jeux mis en place par les entreprises :

Les plateformes de socialisation en ligne (les réseaux sociaux) envahies de jeux, peuvent illustrer ce mécanisme dont on parle. En effet, sur ces plateformes, on fait la promotion de divers produits. Le jeu The Sims Social qui est affilié au réseau social Facebook, invite par exemple les joueurs à essayer des produits virtuels de marques connues comme (Samsung, Toyota, Dunkin Donuts, Dove, …).

Généralement, le contexte du marketing est potentiellement adapté à la notion de la gamification. Ça n’empêche de démontrer que cette dernière pourrait être présente dans d’autres domaines, puisque ce sont les mécanismes du jeu et non du thème qui interviennent dans le processus d’influence et d’interaction avec l’utilisateur. On peut citer l’exemple du jeu sur le réseau social Farmville (Zynga, 2009) où plusieurs joueurs se trouvent dans une situation d’accomplir des tâches habituelles telles que planter leur potager et aménager leur ferme, ou encore Flight control (Firemint, 2009) qui propose de gérer le trafic aérien.

 


Cela signifie que toute situation, qu'elle soit simple ou complexe, est susceptible d’être traduite selon les principes de la « gamification ». Raison pour laquelle la notion de la gamification pourrait recouvrir des situations relatives aux domaines pédagogiques nécessitant aussi des stratégies ludiques
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Pour résoudre les problèmes sociaux et améliorer le sort du monde, on peut dire que les jeux vidéo deviennent indispensables et utiles tout en utilisant la gamification dans des contextes nouveaux hors de celui du marketing, comme celui des déplacements et de la consommation de pétrole (World Without Oil, 2007).

Il y aussi l’exemple de l’application « Habitica » qui propose d’aborder la vie en entreprise comme un jeu. A l’aide cette application, l’entreprise détermine la répartition des tâches de ses collaborateurs afin de les motiver, d’accroître la productivité et atteindre ses objectifs.

En utilisant du jeu, la coopération entre les joueurs leur permet de trouver des solutions aux problèmes concrets, avantage qu’il est possible de mettre à profit pour défendre les causes sociales et solutionner ces problématiques. La présence d’une collaboration entre les joueurs encourage non seulement le pouvoir et la capacité des joueurs dans la résolution de problèmes sociaux, mais aussi l’impact positif que les structures ludiques peuvent avoir sur la communauté web lorsqu’il est question de compétition.

L’intérêt pour les interactions créées entre les joueurs participants est de générer un plaisir partagé et une socialisation en ligne qui pourraient ainsi expliquer en grande partie l’usage important des stratégies ludiques.

 

Sources : MBAMCI ; Reward Process ; Culture Evènement

Médias pure-player : Video killed the radio star, again ?

Brut, AJ+, Minutebuzz, Vice... Des noms qui vous disent forcément quelque chose à vous, la génération connectée, qui s’est probablement arrêté sur cet article en scrollant les réseaux sociaux sur son smartphone pour occuper son trajet en métro.

Depuis quelques années, ces nouveaux médias se sont imposés sur les réseaux sociaux comme une source d’information rapide, et divertissante. Car pour capter l’attention de leur audience, ces pure players misent sur un contenu principalement audiovisuel qu’ils diffusent sur les réseaux sociaux.

 

 

 

Et si cela fonctionne, c’est bien car pour 71% des 15-34 ans, les réseaux sociaux constituent le premier moyen d’information. En deuxième et troisième place du podium se trouvent les journaux télévisés et les sites de vidéos en ligne.

Preuves que le contenu audiovisuel reste le meilleur moyen de capter l’attention de la génération Z, qui a grandi avec Internet, en connaît les codes sur le bout des doigts et relaie chacune de ses trouvailles avec sa communauté.

Un pari réussi quand on voit que la page AJ+ US cumule plus d’11 millions de likes auxquelles s’ajoutent les 500.000 de la page AJ+ France. Pour MinuteBuzz c’est 4,8 millions de likes et plus de 350 millions de vues par mois sur l’ensemble des réseaux.

Pas loin derrière se place Konbini et Konbini News qui rassemblent à leurs deux pages une audience de plus de 4 millions d’utilisateurs Facebook.

Si ces chiffres sont impressionnants, ils ne sont que quelques exemples du paysage des médias pure-players qui touchent aujourd’hui des millions d’internautes.

 

La recette de leur succès ? Un format court, visuel et percutant par sa dimension sociale. Un dernier aspect qui fait partie des caractéristiques même définissant la génération Z.

Un contenu qui emprunte ses codes aux segments des journaux télévisés, et en crée des nouveaux, plus flexibles, et adaptés au web.

L’atout dans leur manche pour ne pas perdre une cible aussi connectée que zappeuse ? Des native vidéos qui se lancent automatiquement sur les réseaux sociaux et retiennent l’oeil. Et grâce aux sous-titres, il n’y a même plus besoin d’activer le son.

Un succès retentissant pour un mode économique à moindre coût. En effet, lorsque les séquences utilisées ne sont pas pré-existantes, elles sont réalisées sur du matériel de qualité, mais ne présentant pas un investissement conséquent. De plus, en se concentrant sur les réseaux sociaux, les médias pure-player s’assurent des coûts de diffusion moindres, voir inexistants.

A ces économies s’ajoutent le native advertising, ou de la publicité s’alignant avec le contenu éditorial auquel elle est associée. Un moyen pour les marques de toucher leur cible sur des nouveaux terrains où elle sera plus réceptive et moins méfiante.

Des critiques continuent cependant d’émerger contre ces nouveaux médias qui, sur le ton de "l’infotainment", créent bien trop souvent des buzz autour de sujets sociétaux dont la surface est à peine effleurée.

Qu’en est-il alors du futur de l’information sur les réseaux sociaux et les supports qui lui sont affiliés ? Le contenu relayé par ces nouveaux médias pure-players est-il suffisant pour amener son audience à se poser des questions sur son environnement, ou constituent-ils un énième simulacre d’apport informationnel à une masse désintéressée ?

Autant de questions qui animeront la conférence et les débats de la 9eme conférence AGCOM “Millenials, génération Y et Z : l’évolution des médias digitaux” qui accueillera Romain Marsily, secrétaire général de VICE Media France le Jeudi 7 mars 2019 à 17h (Amphithéâtre Marsan, Université Toulouse 1 Capitole).

L’impact des réseaux sociaux sur l’opinion publique

Du droit de grève aux médias, les supports de l'expression de l'opinion publique sont nombreux. Il en est un particulièrement qui est apparu avec la révolution numérique : les réseaux sociaux. 43% de la population mondiale y est présente. Doit-on considérer que ces derniers font les opinions publiques ?

 

Aux origines...

Difficile d'imaginer les prémices de la notion d'opinion publique tant elle est implantée dans les démocraties. Pendant la Grèce antique, le peuple débat lors des ecclésias. L'opinion publique est assimilée au terme « doxa » employé par Platon qui l'oppose à l'opinion vraie, celle des philosophes.

Au siècle des Lumières, Jacques Necker, le ministre des finances de Louis XVI prend à témoin l'opinion publique. Il est l'un des premiers à comprendre sa puissance. Jean-Jacques Rousseau lui, l'évoque dans La Lettre à Alembert en la qualifiant de force sociale. En 1789, le principe de la « Libre communication des pensées et des opinions » dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen marque la première expérience d'une d'opinion fortement partagée, par le peuple comme l'élite.

L'apparition de la presse, avec les journaux d'opinions, offrent à l'espace public un lieu d'expression. Enfin, le développement des mass médias et plus récemment celui des réseaux sociaux, accroît l'échange d'information et initie de nouveaux rites de communication. L'expression populaire des internautes se fait entendre.

Internet, le cinquième pouvoir.

Outre la capacité de briser les frontières géographiques, les réseaux sociaux cassent les barrières en termes de communication. Ils sont à la solde du lobby citoyen. Les internautes peuvent y partager des pétitions, émettre des appels aux boycotts, contester, ou interpeller les politiciens... Sous la pression d'une communauté hurlante, il faut s'adapter rapidement.

Ils sont aussi à la solde du lobby politique. Lors des dernières élections, ils ont contribué à la montée au pouvoir de partis politiques comme la République en marche ou même le mouvement 5 étoiles en Italie. Ils ont également permis l'ascension de partis plus traditionnels menés par des figures médiatiques, à l'instar de Donald Trump. Avec 56 millions d'abonnés au compteur, il est très actif sur Twitter. Dernièrement, un autre président connecté à fait son apparition, Jair Bolsonaro. Le dirigeant brésilien d’extrême-droite met en scène des moments de vie pour ses 20 millions d'abonnés. Une stratégie rodée pour améliorer son image.

Sous l'influence d'une opinion dominante.

En 1955, Paul Lazarsfeld étudie le comportement électoral. Selon lui, l’influence des médias sur la population se fait en deux temps. Le message est d'abord intercepté par un leader d’opinion qui à son tour, influence son entourage.

La révolution numérique affirme cette théorie avec l’avènement d’Internet et des NTIC. Une présence accrue sur les réseaux sociaux est susceptible de véhiculer des normes à suivre. D'autant plus que l'homme a naturellement tendance à suivre les médias confortant ses propres opinions.

Au travers des médias, le danger d'une opinion publique façonnée n'est jamais loin. Les sondages, à défaut de la refléter, peuvent bien au contraire l'influencer.

D'autres procédés orientent les opinions : la surinformation, la diversion, l'appel à l'émotion à coup de bon ou bad buzz... Dès lors, une pensée dominante émerge. Et parfois, ne pas adhérer à l'opinion collective entraîne des polémiques. Même sur Internet, la liberté d'expression se retrouve parfois happée face au règne de la "bonne pensée". Paradoxalement, des voix peuvent être étouffées dans ce flot incessant.

Au coeur des mouvements sociaux.

Terres promises des mouvements sociaux, les réseaux sociaux affichent l'affrontement d'opinions sociales et politiques divergentes. Et bien souvent, la détermination des internautes paye.

Le 09 février dernier, « La ligue du lol » apparaît dans nos tendances Twitter. Les internautes, consternés, appellent à la démission des journalistes inquiétés. Dans la foulée, Marlène Schiappa twitte le souhait d'allonger le délai de prescription du cyber-harcèlement ; lors de son échange avec l'une des victimes, Florence Porcel.

Toujours actuel, les Gilets Jaunes, un phénomène significatif. Un appel à manifester sur Facebook et pas moins de 876 600 tweets mentionnant le #giletsjaunes ce même week-end du 17 novembre. Très vite, le mouvement s'articule autour de ses représentants et de médias alternatifs (GJ-France, le-vrai-debat.fr/ en face du site gouvernemental granddebat.fr).

À l'image d'une marque, les Gilets jaunes s'emparent des fonctionnalités des réseaux sociaux, devenus les fers de lance du mouvement. Une stratégie bien ficelée pour structurer le discours et organiser les manifestations. Sur la page Facebook « Vécu » ils réalisent notamment leurs propres interviews et font l'information à leur façon. Sur Discord, ils créent des serveurs pour assurer des échanges plus discrets, diffuser des radios libre et des trajets de covoiturage.

Le résultat d'une confiance en chute libre des français envers les médias classiques. La crise des "gilets jaunes" est clairement symptomatique de cette méfiance.

Les réseaux sociaux à l'international.

Si on s'éloigne de nos références occidentales, Vkontakte est le réseau social majoritairement utilisé en Russie. Les gilets jaunes y trouveraient même refuge pour fuir la censure de Facebook.

Tencent Qzone lui, compte pas moins de 632 millions d'abonnés chinois. Le parti communiste ne régit plus la vie quotidienne des citoyens. Il y a tout juste un an, les internautes détournent la censure pour protester contre le maintien au pouvoir de Xi Jinping.

En Iran, on est fan d'Instagram. Le président, Hassan Rouhani compte 2 millions d'abonnés. Oui mais... le Conseil National du cyberespace iranien vient d'approuver son interdiction. Les médias sociaux peuvent être utilisés pour diffuser des messages anti gouvernementaux, ce qui est un problème de sécurité nationale. Twitter, Facebook, YouTube et Telegram étant déjà interdits en République islamique.

Facebook reste le leader, la France comptait 38 millions d'utilisateurs actifs en 2018. Même si la radio reste le média favori des français, les réseaux sociaux tendent à devenir l'une des principales sources d’information à l'échelle mondiale. Les usages évoluent vite, d'autant plus avec l'utilisation du mobile qui explose.

Le terrain reste néanmoins propice à la désinformation. En Novembre 2018, le Parlement a adopté deux propositions de loi concernant les fakes news. En vigueur d'ici mai 2019 pour les élections européennes, les candidats pourront demander la suppression des fausses informations sur les réseaux sociaux. Une décision controversée qui soulève la question de la censure et du contrôle de l'opinion publique...

 

Sources : Francesoir.fr / Médiapart / Blogdumoderateur.com / LExpress.fr / Kantar.com / Wikipédia / Sénat.fr / Clubic.com / La-croix.com / Franceinter.fr / Lemonde.fr / Lepoint.fr / Digitalsobe.com / Rfi.fr / Scribd.com / Francetvinfo.fr

Stage étudiant : les points importants

  • Prérequis avant de postuler

Afin de bien débuter votre recherche de stage étudiant, il faut avant tout bien déterminer son projet professionnel. Pensez à toutes les compétences que vous avez pu développer au sein de vos études ou projets (travail de groupe, initiative, créativité, etc) pour ensuite déterminer celles qui pourront être utiles aux futurs employeurs.

Cette phase n’est pas à négliger, étant donné que le stage sera une réelle mise en situation professionnelle de manière temporaire. Il vous permettra de mettre en application vos connaissances mais également d’en acquérir.

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